L’accord du participe passé avec le C.O.D., vaste programme… nous venons d’y faire face aujourd’hui lors de la livraison d’une traduction ANG/FR : la règle est normalement simple : si le C.O.D. est placé avant le participe passé alors celui-ci s’accorde. Seulement, dans la traduction, le C.O.D. est non seulement placé après le participe passé mais nous sommes dans le cas d’une forme pronominale, donc qui l’emporte ? La forme pronominale ou bien le C.O.D. (même placé après !) ??… et bien ni l’un, ni l’autre, le participe passé reste invariable ! Voici l’exemple pour illustrer : "environ deux fois plus d’équipes se sont disputé ce prix…" On aurait pu se dire qu’il était de bon ton de mettre "..ées" à "disputé", et bien non, ce serait faux car ni la forme pronominale ne s’applique ici, ni la règle du C.O.D. puisque celui-ci est après le participe passé.
Autre exemple :
Le participe passé s’accorde avec le COD placé avant lui :
–> les lettres qu’elles se sont envoyées (accord avec le C.O.D.
lettres placé avant)
–> elles se sont envoyé des lettres (pas d’accord avec le C.O.D. lettres
placé après).
Même si tout ceci est acquis depuis l’école primaire, il est toujours bon de revoir la leçon !
Vous vous demandez à quoi peut bien correspondre le titre de ce billet ? Et bien tout simplement au début de l’interview que nous sommes en train de traduire en anglais pour une marque de vêtements de skaters. Nous avons été consultés pour réaliser des tests de traduction en anglais, espagnol et italien par HAWK-CITY.COM car ils souhaitent refondre leur site Internet et le traduire dans ces trois langues. Le challenge est de trouver les bonnes personnes dans chaque langue, qui maîtisent à la fois le langage "djeuns", du skate mais aussi qui connaissent les spécificités techniques de ce sport !!! Un trois en un pas forcément facile à trouver mais avec un peu de temps et une recherche approfondie, on arrive à trouver la perle rare ! Reste plus maintenant qu’à soumettre ces textes au client et attendre son retour. Yeah !!
Le Quotidien, bulletin de diffusion officielle des données de l’organisme Statistique Canada, vient de rendre public les premiers résultats d’une enquête réalisée sur l’année 2004 sur l’industrie de langue au Canada. Ce type d’enquête, d’autant plus rare, est très instructive pour connaître les tendances et évolutions de notre industrie. Le Canada est le seul pays à avoir mis en place des actions pour suivre, organiser et aider le marché des langues à se développer.
Le marché canadien de l’industrie des langues compte environ 600 entreprises pour un chiffre d’affaire de plus de 404 millions de dollars en 2004. La part des services de traduction est de 38% pour un CA de 154,1 millions de dollars, celle des services d’interprétation de 2% avec 8,7 millions de dollars. Le reste est constitué par les formations linguistiques et les frais d’hébergement liés à des cours de langue.
Plus d’un tiers des entreprises faisant de la traduction et de l’interprétation ont exporté leurs services , 81% vers les Etats-Unis (rien de surprenant) et 38% vers l’Europe. L’Asie représente également un important débouché pour les cours de langues avec un tiers des exportations.
Pour un pays qui compte deux fois moins d’habitants que la France, cette enquête met en avant la bonne santé de l’industrie de la langue et surtout un réel dynamisme à sortir de ses frontières et à gagner des parts de marché sur le vieux continent et en Asie.
Il est dommage en France qu’aucun organisme gouvernementale ne s’intérresse à l’industrie des langues et qu’aucune étude statistique ne soit mener. Sans brandir le spectre de l’Etat sacro-saint sauveur, il me semble d’intérêt public de permettre aux entreprises d’avoir accès à des chiffres leur donnant une visibilité sur leur marché.
Une certaine désaffection pour les langues doit être pour partie la cause de ce manque d’intérêt. Pourtant à l’heure de la mondialisation des échanges et au vue de notre balance extérieure, il ne serait pas inutile de faire un petit effort.
On me demande souvent comment traduire tel ou tel terme de l’anglais vers le français dans des domaines d’application liés à l’électronique comme les semi-conducteurs, les télécommunications ou encore les composants informatiques.
Certains mots anglais sont rentrés dans le vocabulaire
français comme "mémoire DMA", d’autres ont été traduits comme "contrôleur
de transfert des données (DTC)".
Pour d’autres, il n’existe pas de traduction satisfaisante au niveau du sens
donc on préfère mettre les initiales avec le nom anglais entre parenthèses. C’est le cas par exemple pour "compare-match timer (CMT)".
Comme ce sont souvent des gens avec un certain vernis technique qui
lisent ces textes, il vaut mieux garder le mot anglais que mettre une
mauvaise traduction française dénuée de sens technique. Il convient de se poser la question du type de personne qui lira la traduction. Ainsi on aura tendance à dire "services triple-play" pour un texte à destination d’ingénieurs et "services voix-vidéo-donnée" si on s’adresse au grand public.
Je crois qu’il n’y a pas vraiment de règle. C’est au cas par cas, mais
souvent on met entre parenthèse l’abréviation anglaise afin d’assurer
une correspondance des termes.
Les nouvelles technologies liées à Internet participent aussi indirectement à l’évolution de notre langue.
Depuis fin 2005, la Commission générale de terminologie
et de néologie a introduit au Journal Officiel la traduction du mot
"pop-up". Cette petite fenêtre qui s’ouvre souvent à l’insu de votre plein grès, doit dorénavant être traduite par "fenêtre intruse, ou tout
simplement "intruse".
Pour information la Commission donne au pop-up la définition suivante : "fenêtre qui s’affiche soudainement
à l’écran sans que l’utilisateur en ait fait la demande".
Pour ma part, certes il faut combattre l’usage abusif des anglicismes, mais nous ne devons pas nous mettre en devoir de trouver une traduction pour tous les termes surtout quand ils rentrent d’eux même dans notre usage quotidien. L’anglais a cette capacité à créer des mots concis permettant de dire beaucoup de choses, cela fait parti de son charme. Aussi je vais continuer à utiliser le terme "pop-up", que cela plaise ou non à ces messieurs de la Commission.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, une erreur de traduction a fait baisser le cours de l’action du fabricant automobile Renault.
Mardi, Renault a publié un correctif de son communiqué de presse faisant état de ses prévisions de ventes 2006 pour l’Europe. Le constructeur déclare que le marché va stagner contrairement à son premier communiqué où il avait déclaré que ses ventes en Europe allaient légèrement augmenter pour 2006.
Selon BusinessWeek Online, Renault justifie cette rectification des prévisions par une erreur de traduction qui se serait glissée dans le premier communiqué.
Hé oui, la partie traduction, souvent considérée comme la dernière roue du carrosse dans un projet, demande à être traitée avec attention par le donneur d’ordre et ce dernier doit impérativement choisir son agence de traduction ou son traducteur avec circonspection.
Source: BusinessWeek
C’est un peu par hasard que j’ai eu connaissance de l’existence de la revue META traitant de tous les aspects de la traduction et de l’interprétation. Elle s’adresse à toutes les personnes intéressées par des sujets ayant un rapport avec les langues.
La revue est disponible en ligne et le contenu de chaque parution s’articule autour d’une thématique diffèrente comme par exemple :
- le prisme de l’histoire ;
- processus et cheminements en traduction et interprétation ;
- enseignement de la traduction dans le monde…
Les articles sont écrits par des auteurs de différents pays, d’horizons variés (universitaires, traducteurs, chercheurs, interprètes). C’est bien écrit et compréhensible par le commun des mortels et surtout les sujets sont d’actualités.
Pour en savoir plus META : journal des traducteurs
Mots source ? mots cibles ? Sur quoi se base-t-on ? Avant de commencer à traduire, le traducteur doit connaître le nombre de mots qu’il a à traduire et je base moi-même mon devis sur celui-ci, c’est donc quelque chose de primordial et d’indispensable avant tout démarrage de projet de traduction. La tendance actuelle est de plutôt baser son calcul sur le nombre de mots du texte d’origine et ainsi tant pour le traducteur que pour le client, tout le monde part du même chiffre et cela évite toute confusion lors de la facturation, tant d’un côté que de l’autre ! Les coefficients de foisonnement et autres calcul "mots cibles" perdurent encore mais de moins en moins. Après qu’on se soit mis d’accord sur le nombre de mots, on peut alors en déduire un délai de livraison, autre composante essentielle de l’offre de prix.
Les textes à traduire sont le plus souvent des textes sous format Word. Il arrive parfois cependant qu’on ait des formats différents tels que pdf etc. : finie la corvée d’impression et de comptage à la main, différents logiciels permettent maintenant de transformer ce genre de fichiers dans des formats nous permettant de compter le nombre de mots : je citerais d’ailleurs des softs tels que CompleteWordcount (www.shaunakelly.com/word/CompleteWordCount/) qui permet de compter les mots même dans les pavés de texte non pris en compte par le comptage automatique) ou bien encore OmnipagePro (www.OmniPage.fr) ou bien SolidConverter (www.solidpdf.com), qui permettent la conversion de fichiers pdf en format Word. Vive la technologie !
Traduire dans sa langue maternelle est (sauf rare exception) la première condition à remplir pour avoir une traduction correcte, mais ce n’est pas la seule. Le lieu de résidence de la personne qui traduit, quand ce n’est pas le même pays que celui de la langue de traduction, est aussi très important.
Trop souvent nous avons tendance à oublier que l’immersion culturelle dans un pays étranger nous fait perdre petit à petit contact avec les évolutions de notre langue maternelle ou avec les nouvelles nuances et expressions qui apparaissent tous les jours.
C’est pourquoi, lire dans sa langue de traduction, consulter quotidiennement la presse sur Internet sont autant de choses qui permettent de bien rester en phase avec sa langue de traduction. Il est vrai le temps manque fréquemment pour le faire mais ces efforts se révèlent vite payant et apportent un plus indéniable à la qualité des traductions.
Travaillant avec des traducteurs en Europe mais aussi dans le reste
du monde, le coût mensuel lié aux virements bancaires n’est pas
négligeable. Par conséquent, des offres alternatives se sont
développées et je ne saurais que trop recommander deux d’entre elles, à
savoir Moneybookers et Paypal.
Ces deux plateformes offrent des coûts moindres pour tout virement hors
UE et par les temps qui courent, cela n’est pas négligeable ! L’accès
est facile et convivial et la gestion des virements se fait par simple
échange d’adresses e-mail. Je l’utilise régulièrement pour régler les
factures des traducteurs hors UE et n’ai pas rencontré de problème
particulier.
Pour les virements en Europe, les tarifs pratiqués par les banques
françaises restent par contre plus compétitifs, en tout cas dans mon
cas et comme indiqué ci-dessus, je n’utilise ces plateformes que pour
les virements hors UE.