C’est la nouvelle qui agite “un petit peu” la blogosphère en ce moment. L’utilisation de Google Translate permet désormais de traduire à la volée les sous-titres des vidéos présentes dans YouTube.

Pour moi pas la peine de s’agiter, pas de prouesse technique à mon gout, juste l’intégration réussi d’une fonctionnalité de plus dans la barre de menu des vidéos de YouTube. Car il ne faut pas perdre de vue que si la vidéo n’est pas déjà sous-titrée ce n’est pas Google Translate qui va rajouter les sous-titres et les traduire. Et vous en voyez beaucoup vous des vidéos déjà sous-titrées dans YouTube !

YouTube compte donc sur la bonne volonté de ses internautes pour rajouter des sous-titres dans les vidéos qu’ils chargeront sur la plateforme d’échange. A mon avis cela ne va pas se faire si spontanément.

La véritable innovation tant attendue pour compléter la chaine de la traduction adaptée aux supports vidéos est le “speech to text”. Lorsque cette fonction sera intégrée de manière native dans une plateforme d’échange de vidéos comme YouTube, la traduction des sous-titres fera vraiment sens et apportera un bouleversement majeur dans la chaine de la compréhension audio-vidéo.

Plus d’explications sur le blog de YouTube : ICI

Primoscrib

Grand fan de la marque à la pomme je me suis précipité ce matin sur le site français d’Apple pour découvrir les nouveaux MacBook.  A la lecture des textes je dois avouer que mon regard de professionnel de la traduction a été un peu déçu par la qualité des traductions françaises. L’ensemble est certes correct mais n’atteint pas le niveau de perfection des produits, dommage surtout que cela concerne des titres.

Un exemple sur la page des MacBook 13 pouces :

“Coque unibody haute précision en aluminium” => “haute précision” c’est typiquement révélateur d’une traduction de base dans le domaine technologique. On aurait pu dire “Coque unibody parfaitement conçue en aluminium”.  Certes on prend un peu de hauteupar rapport à l’anglais mais cela sonne mieux.

Un autre sur la page des fonctionnalités du MacBook 13 pouces :

“Des créatures plus cools. Des mondes plus riches.” => pour moi cela ne veut pas dire grand chose en français, c’est plutôt une traduction mot à mot de l’anglais (Cooler creatures. Richer worlds.). On n’est pas dans un univers de Tolkien. On pourrait dire “Des personnages plus vivants. Des Univers plus attrayants”.

Bon je m’arrête la car la critique est toujours facile et on retient toujours uniquement que ce qui ne va pas.

Dommage que le monde de la traduction soit plutôt orienté PC car je me laisserai bien tenté par ces nouveaux MacBook.

Dans son numéro de fin mai, 01 Informatique s’intéresse à la mise en oeuvre de solutions d’aide à la traduction (type TAO) et de traduction automatique (TA) dans l’entreprise. Jean-Marie a apporté son regard d’expert et ses connaissances pointues au journaliste de 01 pour la rédaction de cet article.

En effet définir les conditions d’accueil d’une solution de TA avec les prérequis, l’organisation et les ressources à mettre en œuvre, sur quels types de documents la TA ou la TA révisée est-elle pertinente, autant de questions où
l’éclairage d’un expert comme Jean-Marie est nécessaire.

L’enquête de 01 Informatique prend comme exemple la mise en place chez EADS d’un moteur d’aide à la traduction qui pourrait s’apparenter à une version entreprise du moteur de recherche terminologique multilingue Translation 2.0.

J’espère pouvoir mettre très prochainement l’article en ligne. En attendant voici quelques pistes de réflexion que vous donne Jean-Marie sur ce sujet.

« Pour toute entreprise, le choix de déployer un service interne de traduction doit résulter d’une évaluation attentive et chiffrée des pour et des contre. En clair, il s’agit de répondre aux questions suivantes :

  1. Quels sont mes besoins récurrents en traduction ? Mes besoins récurrents en traduction justifient-ils la création d’un service dédié ?
  2. Combien me coute l’externalisation à 100% du service ?
  3. Combien me couterait l’internalisation à 100% de ce même service ?

Traditionnellement, que ce soit en TA ou en TAO, l’internalisation d’un service de traduction est une démarche lourde, que justifient uniquement des besoins importants, soit de par la quantité des documents à traduire, soit de par la quantité et/ou difficulté des paires linguistiques requises. La pérennité de la ou des solutions de traduction adoptées est également cruciale.

Donc ce n’est que si je réponds par l’affirmative au point A qu’il vaut la peine d’étudier les 2 points suivants, la nécessité d’une internalisation n’étant justifiée que lorsque le différentiel B - C produit un résultat significatif (pas nécessairement : confidentialité ,stratégie,structure de l’entreprise, etc.).

Toutefois, les entreprises évoluant en B2B ou B2C sur des secteurs fortement concurrentiels qui souhaiteraient avoir accès à un système interne de TA ou TAO, sont freinées par un double problème : l’identification des ressources nécessaires et la complexité de leur mise en œuvre, d’où un « ticket d’entrée » relativement élevé.

Cependant, entre les deux pôles externalisation/internalisation, il y a également la possibilité de mixer différentes solutions : EADS déclare trois options de traduction, mais il y en a d’autres. Tout est question de dosage, chaque
entreprise étant un cas particulier. Impossible de généraliser en la matière.

Or le premier obstacle des décideurs, c’est qu’ils sont rarement capables d’évaluer eux-mêmes leurs véritables besoins. Car indépendamment de la solution à retenir, la traduction/localisation reste un processus impossible à mettre en œuvre si l’on ne sait par où débuter. D’où la nécessité de commencer par auditer l’écosystème traductionnel existant – ou pas –, chose que seul un professionnel expérimenté est en mesure d’établir.

Voilà pourquoi Primoscrib prodigue ses conseils aux entreprises qui veulent y voir plus clair dans la gamme des solutions possibles. »

Sylvain/Primoscrib

C’est avec intérêt que nous assisterons à cette conférence organisée par l’IE-Club le 20 septembre prochain. Avec pour thème  “La révolution de l’internet Software” cette soirée a pour ambition de faire un point sur les évolutions qu’a subit le monde du logiciel avec la montée en puissance d’Internet et de ses nouveaux usages. De nombreux intervenants donneront leurs avis sur ces mutations et apporteront un éclairage sur ce à quoi pourrait ressembler l’avenir de l’industrie du logiciel et de son mariage avec Internet.

Ces sujets nous interressent fortement, 90% de notre activité passant par l’utilisation d’Internet et de solutions logicielles “Live” aussi bien pour la partie commerciale que celle du suivi des projets avec nos traducteurs.

Cette conférence est organisée en partenariat avec TechCrunch, Microsoft et Afdel.

Alerté par ce billet dans Techcrunch, je suis tombé sur un nouveau service web qui vient d’ouvrir et qui propose un environnement de travail accessible depuis un navigateur web. C’est une sorte de Google App for your domain mais qui peut s’installer sur les propres serveurs de l’entreprise afin de régler tous les problèmes de sécurité qui pourraient survenir si vous hébergez des données sensibles de l’entreprise sur des serveurs tiers voir sur les serveurs type Google !

Tous ces nouveaux bureaux de travail (webtop) en ligne vont dans le sens de l’histoire d’Internet et de celui de la disponibilité de votre environnement de travail quelque soit l’endroit et la machine sur laquelle vous vous trouvez. Cependant j’ai du mal à voir comment toutes ces sociétés qui lancent leur propre webtop contenant les mêmes outils (tableur, calendrier, mail, éditeur de texte) espèrent être profitables à moyen terme. Les gens sont tellement habitués à leur environnement Windows ou Mac qu’à mes yeux seuls ces poids lourds peuvent réussir le passage à l’OS en ligne. Seul Google est peut-être en mesure de s’imposer également.

Cet aspect de bureau de travail en ligne est important dans la traduction. Même si aujourd’hui la grande majorité des traducteurs ont encore une approche mono-poste et centrique de l’utilisation de leurs données, à terme ceux qui sauront privilégier la souplesse et l’accessibilité de leurs données via internet gagneront en efficacité et en sécurité concernant la pérennité de leur travail. Sans compter l’approche financière qui devrait se révéler plus intéressante que l’achat de licence Windows ou autre Pack Office.Toutefois je le concède le bureau de travail en ligne réellement opérationnel n’est pas encore là aujourd’hui.
Le temps est toujours au développement des outils et services, de manière hétérogène. C’est encore à vous de créer votre bureau en réunissant les outils qui vous conviennent. Faites attention de toujours garder à l’esprit la manière dont vous pourrez récupérer des données que vous mettez en ligne ou comment vous pourrez le moment venu les faire migrer sur un nouvel outil.

 

25octobre

RSS pour les nuls

Pour faire suite à un précédent billet sur les flux RSS et la syndication à des fils d’informations, voici un excellent article sur le sujet, traduit de l’anglais par Julien Griere sur son blog RSS marketing.
Grâce à ce nouveau billet vous allez tout comprendre sur les flux RSS et surtout savoir comment les utiliser pour être toujours au courant des mises à jours et nouveautés sur vos sites et blogs préferés.

Julien n’est pas traducteur professionnel donc soyez indulgent lors de la lecture. Vous pouvez lire la version originale sur le blog Back in skinny jeans pour faire part de vos remarques afin d’améliorer la traduction.

Je vous rassure c’est seulement le design de l’interface qui a changé et aussi la possibilité d’installer des boutons de traduction dans votre navigateur internet. Cette fonction ne semble pour l’instant pas être active !
Côté qualité de la traduction rien ne bouge et le résultat n’est toujours pas très bon comme en témoigne le petit test réalisé par Zorgloob. La traduction automatique Google réellement utilisable ne semble pas être pour demain, heureusement pour nous.

Pourtant la traduction est un axe de recherche prioritaire pour Google et les sommes qui y sont investies sont faramineuses. Aujourd’hui Google semble se concentrer sur son moteur de recherche multilingue  (publicité oblige), mais à mon avis pouvoir traduire automatiquement des phrases en tenant compte de leurs contextes représente à terme un enjeu de taille. Partager des informations en temps réel entre différentes communautés linguistiques sans que la langue employée soit un frein à la diffusion du contenu, je vous laisse imaginer la révolution dans les usages.

Personnellement j’ai du mal à croire que la machine pourra un jour remplacer l’homme. La tendance actuelle pour la traduction des contenus sur internet est plutôt au crowdsourcing qu’à la traduction automatique. C’est bon signe, le traducteur reste au centre du système, même si sa prestation n’est pas toujours valorisée comme elle devrait.

Solio
Dans l’avion du retour des vacances, je viens de lire un très bon article du magazine "easyJet in-flight" sur Christopher Honor le fondateur de Better Energy Systems (BES) , société spécialisée dans le développement de produits utilisant les energies renouvelables. BES a conçu le chargeur solaire Solio, petit bijoux de technologies, qui vous permet de recharger vos appareils portables partout sans avoir besoin d’une quelconque prise électrique.
Je vous invite à lire cet article dans lequel Christopher Honor explique les 5 choses qu’il aurait bien aimé savoir avant de se lancer, très instructif.

 

Il est arrive dans nos bureaux et juste avant mes vacances en plus ! Nous sommes desormais equipes de PDAphones sous WM5 avec abonnement data illimite chez BouyguesT.
Desormais impossible de rater quoi que ce soit,acces aux mails et internet quasiment partout. Le reseau Edge de Bouygues autorise des debits plus que corrects pour surfer.
Et comble de la coincidence, voila que TypePad est accessible depuis debut aout en version mobile.
C’est pas super ca ! A moi le blogging pendant les vacances avec j’espere des photos sympas de l’Espagne et de l’Italie.
Ah oui, je vous ecris ce billet directement du Qtek, comme quoi ca fonctionne et la mobilite des moyens de communication est de plus en plus reelle.

Lu sur Reuters aujourd’hui.

Cure de désintoxication
pour accros du BlackBerry

[2006-06-08 11:41]

CHICAGO (Reuters) - Les accros du BlackBerry peuvent désormais se désintoxiquer, quelques
heures, lorsqu’ils sont de passage à Chicago. Un directeur d’hôtel de la ville
propose en effet à tous les clients qui le désirent de garder sous clé leur
appareil pendant leur séjour.

Les BlackBerries, des terminaux portables permettant de recevoir et d’envoyer
des emails en temps réel où que l’on se trouve dans le monde, sont souvent
surnommés "Crackberries", en référence à la célèbre drogue et à cause
de l’addiction qu’ils créent chez certains de leurs utilisateurs.

Rick Ueno, le gérant de l’hôtel Sheraton de Chicago, affirme que le programme,
qui a débuté mercredi, est né de sa propre expérience d’accro à son BlackBerry,
qu’il a récemment troqué pour un téléphone portable classique en signe de
rémission.

"J’étais complètement accro à mon BlackBerry. J’étais complètement obsédé
par mes e-mails, matin, midi et soir. A un moment donné, j’ai commencé à penser
que ce n’était plus sain… et j’ai décidé de me soigner", a-t-il raconté
à Reuters.