
Du 16 octobre 2008 au 22 février 2009, plus de 70 œuvres de la collection BERARDO seront présentées au Musée du Luxembourg et ce, autour de quatre thèmes : le surréalisme (Miró, Dali, Ernst, Breton…), l’un des axes majeurs de la collection pour la période avant-la seconde guerre mondiale, l’abstraction de 1910 à l’immédiat après-guerre (Mondrian, Tanguy, Arp…), la confrontation Europe-Amérique des années 1960 avec le Nouveau réalisme et le Pop Art (Warhol, Klein, Soulages, Mitchell…) et la création post-1970 (Schnabel, Stella…). Pourquoi fais-je un billet sur cette exposition ? Et bien, tout simplement car nous avons réalisé la traduction en portugais du communiqué de presse lié à cette exposition. Je vous invite donc à aller découvrir cet évènement phare de l’art contemporain.
Stéphane Barrier
www.primoscrib.com

J-quelques heures avant la sortie en France du dernier tome du sorcier le plus célèbre de la planète. Vous allez me dire : mais quel est le lien entre Primoscrib et Harry Potter ? Et bien, le voici : j’ai entendu ce matin sur RTL l’interview qui a été réalisée avec le traducteur d’Harry Potter : je me suis dit qu’il serait donc intéressant d’en parler ici. Il connaît déjà tout de Harry Potter et “les reliques de la mort” qui sort vendredi. Pour cause, Jean-François Ménard est celui qui a traduit le livre original.
Cela fait neuf ans qu’il traduit les aventures du jeune sorcier : totalement libre, il a notamment la charge d’inventer de nouveaux mots pour rester fidèle à l’esprit du livre.
Quand vous lirez Harry Potter, c’est en fait (un peu) lui que vous lirez : depuis neuf ans, Jean-François Ménard est le traducteur français des aventures de Harry Potter. A 59 ans, il aura au total englouti 3 700
pages des histoires du jeune sorcier.
Mais traduire un tel livre est loin d’être une chose facile. Jean-François Ménard met entre deux mois et deux mois et demi pour traduire un tome.
“Je lis le premier et le dernier chapitre, le deuxième et l’avant-dernier. Jusqu’au centre, ce qui permet de bien orienter la traduction. Car certains mots se traduisent différemment, selon la fin” expliquait l’auteur au Monde en octobre 2005. Car Jean-François Ménard n’est pas privilégié par rapport aux lecteurs : il découvre le livre à sa sortie et n’a eu aucun contact avec J.K. Rowling, à l’origine de l’aventure.
Une des difficultés majeures est de réussir à traduire un livre truffé d’inventions et rempli de mots sortis tout droit de l’imagination de J.k. Rowling. Et parmi ces nombreux mots, le fameux “moldus” qui désigne les gens n’ayant pas de pouvoir magique. “Le mot anglais, c’est muggle, qui est un mot assez particulier. Et on vous dit que c’est un mot donc on ne connaît pas l’origine et dont on ne connaît pas non plus tellement la signification. Alors, j’ai inventé ce mot de ‘moldu’, c’est à dire quelqu’un qui est un peu mou du cerveau, qui ne sait pas très bien voir vraiment les choses derrière l’apparence” révèle Jean-François Ménard.
Inventer des mots est ce qu’il apprécie le plus dans ce métier de traducteur et baigner dans l’univers d’Harry Potter est naturel pour cet auteur de contes et de romans jeunesse.
Je reste admiratif devant un tel travail car comme le traducteur le dit lui-même, il s’agit non seulement de traduire mais aussi de créer et d’adapter les mots aux lecteurs de son pays : son travail va donc au-delà de la traduction. Je tire donc mon chapeau à M. Ménard car traduire de manière dite “classique” est déjà difficile mais traduire Harry Potter en un temps limité est vraiment un travail titanesque.
Bravo !
Après celui de Sylvain à propos du terme "people", voici le mien : les murs du métro parisien sont placardés depuis quelques jours de la nouvelle pub de Skype. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, v
oici celle qui m’a le plus frappé : il est plutôt tendance aujourd’hui de constater que les enfants ne maîtrisent pas la lecture et encore moins l’orthographe. Même si le discours est "cool", comme beaucoup vont sûrement le dire, je déplore néanmoins l’emploi de termes comme "y" à la place de "il" ou bien "woof" à la place (je suppose!) de "ouf", qui lui-même remplace "fou"… Bref, où va-t-on s’arrêter ? Je ne pense pas que le message marketing ne soit pas compréhensible si la phrase est correctement rédigée ou bien l’impact sera moindre si on n’écrit pas en verlan. Je trouve cela dommage et cela ne va pas encourager les jeunes à s’améliorer puisque tout les incite au contraire ! Je m’abstiendrai de parler du language SMS, qui, pour le coup, est un excellent tremplin vers la perte de la langue française à plus ou moins long terme…
Depuis tout petit, j’ai toujours bien aimé suivre le concours de l’Eurovision de la chanson. Ainsi, samedi soir, après quelques années d’oubli, me voici de nouveau devant mon petit écran en compagnie de Michel Drucker, et oui, il est aussi là (certainement plus consensuel que Fogiel ou Carlier !).
Autant vous le dire tout de suite, l’Eurovision de mon enfance n’a plus rien à voir avec celle de 2006 … tout le monde ou presque chante en anglais !!!
Fini le charme des différences linguistiques et place à une certaine uniformité avec juste les accents qui prêtent un peu à sourire, comme la simplicité des textes.
Bon je comprends que le moldave ou l’allemand n’aient pas la même sonorité que l’anglais ou l’italien et donc pas les mêmes chances de l’emporter, mais quand même c’est dommage.
Par contre, on se paie toujours une bonne tranche de rigolade avec tous ces styles vestimentaires et chorégraphiques. C’est mieux qu’une partie de Pictionnary ou de Scrabble.
La bonne surprise, ce sont les vainqueurs, les finlandais de M. Lordi, le décalage visuel a payé, dommage qu’ils aient chanté en anglais car à mon avis, le finlandais aurait encore eu plus de succès.
Excellent, M. Lordi a déclaré au sujet de l’Eurovision "nous sommes comme des carnivores dans
un banquet pour végétariens".
Pour info, la France a fini 22 éme sur 25. Personnellement, j’aurais bien mis la Croatie en 1.
Une récente étude comparative parue dans le magazine Nature, entre l’encyclopédie Britanica et l’encyplopédie gratuite et libre Wikipédia, avait déclanché de vives réactions de la part de Britanica. En effet Wikipédia etait jugée presque aussi fiable que son homologue payante sur les sujets scientifiques. Des experts avaient analysé et comparé 42 paires d’articles. Au final seules 8 erreurs graves ont été relevées (4 dans chaque encyclopédie !).
Britanica publie aujourd’hui une contre-attaque où elle démontre, en reprenant les articles analysés, que l’étude de Nature est fausse et ses conclusions hâtives. Voir pire, seule une analyse de morceaux de textes émanant de rubriques différentes aurait été pratiquée.
Cette polémique pose la question de la véracité des écrits qui figurent sur des supports "ouverts" comme Wikipédia. Basée sur un mode éditorial accessible à tout contributeur via une interface web de type wiki, l’encyclopédie libre fait parfois étalage de théories qui n’engagent que ses auteurs. Il convient donc de ne pas prendre son contenu comme toujours exact et de pratiquer une vérification croisée avec une autre source.
Ainsi n’arrive t’on pas à un paradoxe en terme de contenu sur Internet. Tout le monde voudrait rendre plus accessible l’information, la publier plus vite, la rechercher plus rapidement et précisément, voir même la faire noter par les internautes par rapport à sa pertinence ou son intérêt.
Seulement la question de la véracité de l’information n’est pas souvent abordée, on compte sur une auto régulation de la part des internautes et du système pour la contrôler mais au final on perd un temps important à rechercher une autre source pour vérifier.
J’ai hâte de voir comment les nouveaux moteurs d’information, comme le très attendu Wikio , vont répondre à la question de la véracité de l’information.
Hier soir, devant les 24 responsables européens réunis au sommet de Bruxelles, Jacques Chirac a soudainement quitté la salle lorsque le patron des patrons, Ernest-Antoine Sellière a annoncé qu’il allait faire son allocution en anglais, "langue des affaires", et non en français.
Pour Monsieur Chirac, fervent défenseur de la place du français au sein de l’Europe, chacun doit s’exprimer dans sa langue et une traduction simultanée doit avoir lieu dans les langues des autres interlocuteurs.
Certes sur le fond notre président a raison, mais à l’heure d’une meilleure utilisation des ressources financières et de la maîtrise des dépenses européennes, il serait intelligent de réduire le budget incroyable consacré par l’Union en traduction et interprétariat de toutes sortes.
L’anglais est mondialement reconnu comme une langue pivot qu’il est indispensable de maîtriser, aussi pour faciliter la rapidité des échanges et certainement une meilleure réactivité de la part de nos responsables européens dans leurs prises de décisions, il faudrait y avoir recours plus souvent.
La défense d’une langue se fait avant tout dans son pays et en France à entendre la majorité des gens parler, il y a du travail !
Après le non français à l’Europe, notre président nous donne encore un bon exemple du légendaire "open minded" français.
Le salon international des langues et cultures étrangères ouvre ses portes à Paris, Porte de Versailles mercredi prochain et jusqu’au 21 janvier.
Cette année l’Allemagne est à l’honneur.
Le 18 la journée est réservée aux professionnels et l’invitation gratuite à retirer sur le site d’Expolangues.
Alors rendez-vous sur le salon ?
Pour ceux qui veulent encore faire (ou se faire) un cadeau bien que le Papa Noël soit déjà passé, je tenais à vous signaler la sortie en DVD du film de Sydney Pollack, L’interprète.
C’est un des rares films mettant en scène le métier d’interprète et il faut au moins lui reconnaître ce mérite. Apres si vous aimez les intrigues policières bien ficelées, Nicole Kidman et Sean Penn, vous serez comblé, le tout avec pour cadre le bâtiment des Nations Unies à New-York.
Pour en savoir plus : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=52502.html
http://www.imdb.com/title/tt0373926/
Après une longue
semaine d’efforts, le week-end est souvent l’occasion de se changer les idées et
de chercher à déconnecter de toutes les préoccupations professionnelles qui
vous occupent habituellement la tête. La bonne idée du moment est d’aller visiter le Petit Palais à Paris qui vient juste de réouvrir . Le lieu ne vaut pas seulement la visite de par la présence de nombreuses peintures, sculptures et objets mais aussi pour la beauté du bâtiment en lui-même avec son splendide jardin intérieur.
L’entrée est gratuite tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi et jours fériés avec nocturne le mardi jusqu’à 20h. Seules les expositions temporaires seront payantes.
Ca vaut vraiment le coup, on en prend plein les yeux.