dernière roue du carrosse” et cela a des conséquences plus ou moins fâcheuses, comme on peut le lire ci-dessous. Quand est-ce que les enteprises vont considérer l’acte de traduire à part entière et non comme un énième coût qui s’ajoute à la déjà très longue liste de leur budget ? Traduire la notice d’utlisation est la chose à laquelle on pense à la fin en se disant que cela serait bien utile si on veut vendre son produit en Europe notamment. Outre le fait de traduire, il faut bien traduire et là encore, il faut choisir la bonne personne et lui donner le temps et les moyens de founir un travail de qualité…
“Quarante-sept patients opérés du genou dans un hôpital de Berlin ont été victimes d’une erreur médicale en raison d’une mauvaise traduction de la notice concernant la prothèse qu’on leur a implantée, rapporte dimanche le
quotidien berlinois Tagesspiegel.
“Cet accident est impardonnable”, a reconnu le responsable de l’institut qui chapeaute l’hôpital Sankt-Hedwig, Reinhard Nieper. Les patients souffraient à l’articulation du genou. La prothèse était censée leur redonner de la mobilité. Mais les médecins ont implanté ces prothèses sans y ajouter le ciment qui était prévu, car l’autocollant en allemand indiquait “prothèse ne nécessitant pas de ciment”.
En anglais pourtant, l’indication d’origine évoquait une prothèse “Non-Modular Cemented” (non modifiable et devant être cimentée), rapporte le Tagesspiegel. Les médecins ont été formés à l’utilisation de la prothèse sans que quiconque ne remarque l’erreur. Un représentant du fabricant, présent lors des premières opérations réalisées à Berlin, n’a rien constaté d’anormal, ajoute le journal.
Les patients, opérés entre mai 2006 et mars 2007, ont été informés de l’erreur et, de fait, un tiers d’entre eux avaient fait état de “problèmes” avec leur nouvelle prothèse. La moitié des malchanceux a choisi de se faire réopérer, précise le Tagesspiegel, et un tiers l’a déjà été, aux frais de l’hôpital, naturellement. Un professeur de chirurgie orthopédique, Heino Kienapfel, a déploré que “certains produits arrivant sur le marché européen ne portent d’indications qu’en anglais”, au lieu d’être traduits d’emblée en plusieurs langues ou de porter des pictogrammes. “C’est un problème”, a-t-il jugé.”
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