Alerté par ce billet dans Techcrunch, je suis tombé sur un nouveau service web qui vient d’ouvrir et qui propose un environnement de travail accessible depuis un navigateur web. C’est une sorte de Google App for your domain mais qui peut s’installer sur les propres serveurs de l’entreprise afin de régler tous les problèmes de sécurité qui pourraient survenir si vous hébergez des données sensibles de l’entreprise sur des serveurs tiers voir sur les serveurs type Google !

Tous ces nouveaux bureaux de travail (webtop) en ligne vont dans le sens de l’histoire d’Internet et de celui de la disponibilité de votre environnement de travail quelque soit l’endroit et la machine sur laquelle vous vous trouvez. Cependant j’ai du mal à voir comment toutes ces sociétés qui lancent leur propre webtop contenant les mêmes outils (tableur, calendrier, mail, éditeur de texte) espèrent être profitables à moyen terme. Les gens sont tellement habitués à leur environnement Windows ou Mac qu’à mes yeux seuls ces poids lourds peuvent réussir le passage à l’OS en ligne. Seul Google est peut-être en mesure de s’imposer également.

Cet aspect de bureau de travail en ligne est important dans la traduction. Même si aujourd’hui la grande majorité des traducteurs ont encore une approche mono-poste et centrique de l’utilisation de leurs données, à terme ceux qui sauront privilégier la souplesse et l’accessibilité de leurs données via internet gagneront en efficacité et en sécurité concernant la pérennité de leur travail. Sans compter l’approche financière qui devrait se révéler plus intéressante que l’achat de licence Windows ou autre Pack Office.Toutefois je le concède le bureau de travail en ligne réellement opérationnel n’est pas encore là aujourd’hui.
Le temps est toujours au développement des outils et services, de manière hétérogène. C’est encore à vous de créer votre bureau en réunissant les outils qui vous conviennent. Faites attention de toujours garder à l’esprit la manière dont vous pourrez récupérer des données que vous mettez en ligne ou comment vous pourrez le moment venu les faire migrer sur un nouvel outil.

 

C’est en ces termes que commence un mail que vous venons de recevoir de la part d’une traductrice, Karine T.
Voici le mail, il réagissait à notre billet "Les traducteurs ne sont pas des machines" :

Traductrice professionnelle
free-lance, je tenais à vous féliciter pour votre blog. J’ai particulièrement
apprécié votre article "Les traducteurs ne sont pas des machines". Bien souvent,
pour ne pas perdre un client, les agences de traduction acceptent des projets
irréalisables et ce sont en général les traducteurs qui trinquent. Même si dans
un monde concurrentiel il n’est pas toujours évident d’imposer des délais
raisonnables aux clients, vous avez eu au moins le mérite de  souligner les
données du problème.

Cela nous fait plaisir de voir que nos prises de positions suscitent des réactions positives de la part des traducteurs. Notre blog vous est ouvert et vous peuvez bien entendu commenter librement les billets mais aussi nous écrire pour devenir auteur sur ce blog.

Logoviaducblanc

Le réseau social  Viaduc change de nom et devient Viadeo mais surtout il s’ouvre sur les autres langues en commençant par l’anglais et l’italien. Vous pouvez désormais choisir votre langue de navigation entre ces deux langues, d’autres suivront comme l’espagnol et l’allemand.
Ainsi Viaduc devient un réseau multilingue et permet à des gens de langues différentes de se rejoindre sur internet. Vous gardez votre profil, vos contacts et vos hubs quelque soit la langue dans laquelle vous naviguez. Toutes les informations sont communes aux différentes langues et la traduction est prise en charge par Viadeo. Seule l’écriture de partie rédactionnelle de votre profil dans une autre langue vous incombe.
Ce positionnement mulitlingue de Viadeo devrait permettre rapidement à chaque utilisateur d’avoir une visibilité européenne et d’étendre son réseau sous réserve de savoir se présenter dans une autre langue et autre culture.

Dans le domaine de l’informatique voici deux traductions françaises de termes anglais qui commencent à se démocratiser par leur usage.
hameçonnage pour phishing
espiogiciels
pour spyware

espiogiciel est la contraction de logiciel espion.
hameçonnage a été imaginé par l’Office québécoise de la langue française.

Ces deux mots ne figurent pas encore dans le lexique que consacre l’Académie française au vocabulaire de l’informatique et de l’internet. Chez Primoscrib nous ne les utilisons pas dans nos traductions sauf si notre client nous demande expressément de ne pas inclure les mots anglais.
Certes comme vous avez pu le constater à travers ce blog nous ne sommes pas favorable à une utilisation abusive des anglicismes néanmoins il faut agir avec discernement et tenir compte du contexte et des usages qui se sont développés dans le domaine d’application du texte à traduire.

Suite à l’article de Réussir en Essonne sur les blogs, je voudrais apporter un autre éclairage sur ce sujet qui commence à faire beaucoup parler de lui dans le monde de l’entreprise.

La première chose qu’il faut garder en tête c’est que le nombre de blogs est encore marginal. Si on se réfère à l’étude IPSOS 2006 sur les blogs (merci Loic Lemeur) seulement 3% des internautes européens ont leur propre blog (7% en France). Par contre si on regarde l’aspect visibilité et notoriété du phénomène blog les chiffres sont plus éloquents : 6 internautes européens sur 10 ont entendu parlé des blogs (9 sur 10 en France) et 1 internaute européen sur 5 a déjà lu un blog (1 sur 3 en France), impressionnant.

Ainsi nous sommes dans un rapport existence / visibilité qui est très faible. Aujourd’hui ne serait-ce pas là tout l’intérêt des blogs ? Peu d’auteurs, beaucoup de lecteurs ! Rajouté à cela une bonne couverture et animation médiatique et voilà le phénomène Blog qui gagne du terrain par rapport au bon vieux site web. En plus quand on parle de blog, il faut y voir aussi tous les types de partage de contenus qui s’y sont démocratisés : vidéos, photos, audio. La véritable révolution se situe à ce niveau : l’exposabilité facile sur la toile d’un ensemble de données seulement limité par l’imagination de son auteur. Associés à cela des outils de création qui permettent à n’importe quel internaute de créer son blog et de produire du contenu et vous tenez entre vos mains UN BLOG.

Résultat tous les internautes veulent créer leur blog. Cependant peu d’internautes passeront du désir à l’acte ou bien leur blog ne survivra pas aux premiers mois et sombrera dans l’oubli de la toile. Et oui créer un blog c’est facile, y mettre du contenu c’est plus dure ! Alors y mettre du contenu qui est lu par les autres internautes, là on change de catégorie. Il faut une thématique d’édition de contenu qui réussisse à créer ou à s’inscrire dans une communauté d’internautes animés par un même centre d’intérêt.

Néanmoins malgré toutes ces difficultés le nombre de blogs grossit de jour en jour et il devient même dure de suivre tous les blogs tournant autour d’un même sujet. Donc plus le nombre de blogs augmente, plus il devient difficile quand vous êtes un blog noyé dans la masse de vous faire remarquer des internautes et donc de gagner en audience. Il faut produire un énorme effort de contenu et de fréquence de production, cela sur le long terme avant d’accéder à une certaine visibilité. La chose n’est pas aisée car en plus les premiers bloggeurs historiques à forte notoriété défendent bec et ongle leur place .
Résultat blogger pour soi-même peu devenir décourageant à la longue et surtout le blog en lui-même ne constitue pas la solution miracle pour être visible sur internet. Trop de blogs tue le blog en quelque sorte. Pourtant le développement du blog est inéluctable et bénéfique pour l’évolution et l’enrichissement des contenus circulants sur internet.

La solution passe par le développement des communautés de blogs ou de blogs collectifs. Des portails fédérant des blogs et permettant d’effectuer une recherche pertinente dans ces blogs peuvent représenter l’avenir du blog sur Internet. Skyblog en France et Myspace aux Etats-Unis en sont le meilleur exemple. Six Apart avec Vox tente également de se développer. Seulement le marché des communautés généralistes ou devrais-je plutôt dire des espaces communautaires généralistes est déjà assez encombré. Une alternative est donc la création de communautés verticalisées, c’est ce sujet que je développerai dans un prochain billet.

Après celui de Sylvain à propos du terme "people", voici le mien : les murs du métro parisien sont placardés depuis quelques jours de la nouvelle pub de Skype. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vue, vSkypeoici celle qui m’a le plus frappé : il est plutôt tendance aujourd’hui de constater que les enfants ne maîtrisent pas la lecture et encore moins l’orthographe. Même si le discours est "cool", comme beaucoup vont sûrement le dire, je déplore néanmoins l’emploi de termes comme "y" à la place de "il" ou bien "woof" à la place (je suppose!) de "ouf", qui lui-même remplace "fou"… Bref, où va-t-on s’arrêter ? Je ne pense pas que le message marketing ne soit pas compréhensible si la phrase est correctement rédigée ou bien l’impact sera moindre si on n’écrit pas en verlan. Je trouve cela dommage et cela ne va pas encourager les jeunes à s’améliorer puisque tout les incite au contraire ! Je m’abstiendrai de parler du language SMS, qui, pour le coup, est un excellent tremplin vers la perte de la langue française à plus ou moins long terme…

Je me suis donc rendu sur invitation de l’Idate au DigiWorld Summit 2006 à Montpellier hier afin de rencontrer notre interlocutrice. Nous travaillons en effet depuis maintenant un an avec l’iDate et traduisons principalement du français vers l’anglais les études rédigées parmi la trentaine de rédacteurs que compte Idate. Les journées internationales de l’Idate permettent aux acteurs du Haut Débit, des Mobiles et des Médias de se rencontrer pendant trois jours autour de séminaires et de sessions plénières. Plate-forme internationale d’échanges, où cette année, la Chine était à l’honneur, cet événement permet de faire un point sur l’année passée mais aussi sur les nouveautés 2007.

Cela a été pour moi l’occasion de faire le point avec Idate sur le travail passé et à venir, mettre en place un process de travail encore plus performant et envisager le futur sous les meilleures hospices. Merci à toute l’équipe de l’Idate pour son accueil et bravo pour l’organisation  d’un tel événement !

Les blogs sont de plus en plus
d’actualité dans le monde professionnel. Leur utilisation au sein même des
entreprises suscite de nombreuses interrogations et leur finalité ne semble pas
toujours évidente. Afin d’apporter un éclairage sur le sujet, le magazine
économique Réussir en Essonne consacre ce mois-ci un large dossier aux blogs.

Primoblog est à l’honneur au côté d’autres blogs d’entreprises essonniennes, elles aussi précurseurs sur le sujet.

Pour lire l’article :

Téléchargement Blog_Reusir_en_Essonne.pdf

8novembre

Cartes 2006

Comme tous les ans, je me suis rendu au salon Cartes à Paris-Nord Villepinte. Evénement incontournable de l’industrie de la carte à puce, ce salon offre à ses exposants, visiteurs, clients et fournisseurs la possibilité de découvrir et promouvoir les dernières innovations du secteur. C’est aussi pour moi l’occasion de garder le contact avec Infineon Technologies, société dans laquelle je travaillais avant de créer Primoscrib, mais aussi et surtout de pouvoir rencontrer des prospects du monde entier. Même si la carte à puce n’est encore qu’un "outil" utilisé de matière intensive qu’en France, le potentiel à l’échelle planétaire est énorme. Les technologies se développent à la vitesse grand "V" et Primoscrib a sa carte à jouer dans ce boom technologique. Le business étant mondial, la communication qui en découle l’est aussi. Donc des besoins en traduction ultra spécifiques sont nécessaires et nous espérons accroître nos partenariats dans ce secteur de manière significative, notamment en Chine. A suivre…

Depuis quelques temps, un mot semble s’être imposé pour désigner quelqu’un de connu, de très médiatisé, de préférence beau, riche et avec un côté artiste. On dit de lui que c’est un "PEOPLE". Ce mot a détronné les habituels "jet-setter ou star". Certes, les anglicismes ont toujours existé et font partie intégrante de l’évolution de notre langue. Ils sont bien pratique pour traduire un mot anglais … sans le traduire et souvent avec une déformation de sens.
Mais avec le mot "PEOPLE" on assiste à une dérive plus grave, avec la création d’un nouveau mot "PIPOLE", désormais utilisé à l’écrit en lieu et place de "people". C’est ce que l’on appelle un abus de language. "Pipole" est employé à toutes les sauces, même dans des publicités pour des magazines s’affichant dans le métro parisien.

Pourquoi avoir ainsi franciser l’orthographe d’un mot anglais ? Tout simplement  pour pallier le faible niveau d’anglais de nos concitoyens. Et oui, le "eo" de "people" n’est pas facile à prononcer et encore moins à écrire la première fois. Alors plutôt que de forcer les gens à faire un effort de compréhension et d’enrichir leur vocabulaire anglais, les professionnels de la communication ont préféré céder à la facilité et pousser les gens sur la pente savonneuse du massacre orthographique.
Que l’on emploie "pipole" pour le nom d’un site web ne me choque pas mais qu’on l’utilise à l’écrit comme un nom commun, je dis STOPPPPPPPPPPP !
Agir ainsi revient à passer l’orthographe par la fenêtre et à "labéliser" les fautes.

Nous constatons déjà les signes avant-coureurs de telles dérives dans notre profession. Nombreux sont les jeunes traducteurs qui font des fautes d’orthographe à tour de bras et qui sont incapables de se corriger.
Bien écrire et jouer avec la langue demande de respecter certains principes alors faisons des efforts.
Il serait intéressant de connaitre la position de nos "immortels" sur ce sujet.