Pour attaquer le dernier trimestre de l’année nous allons démarrer une série de billets consacrés aux principes et notions fondamentales qui s’appliquent à toute traduction.
Comme en rugby, il est important de toujours rappeler les fondamentaux et de s’attacher à les respecter. Ces pré-requis sont souvent méconnus des entreprises qui font réaliser des traductions et certaines agences de traduction peu scrupuleuses en profitent pour fournir un service de piètre qualité.

Règle n°1 : Le traducteur doit toujours traduire dans sa langue maternelle.

Seule une personne qui a grandi en apprenant une langue, qui s’est imprégnée des nuances et des particularités linguistiques depuis son enfance, est capable de restituer le texte à traduire dans sa langue. Méfiez vous des traducteurs qui se prétendent bilingues et se disent capables de traduire dans les deux sens. Sauf très rares exceptions : c’est faux.
Je vais prendre l’exemple de ma compagne qui a la double nationalité, française et espagnole. Elle est née en France, ses deux parents sont espagnols et ils sont arrivés à Paris à l’âge de 20 ans.
Elle maîtrise parfaitement l’espagnol qu’elle a appris avec ses parents et dans une école espagnole à Paris. De plus, elle parle le parle en famille et dans son travail (elle n’est pas traductrice !).
Et bien malgré cela quand nous allons en Espagne, elle apprend toujours de nouvelles expressions, tournures grammaticales et évolutions de la langue. Alors imaginez pour un traducteur qui traduit dans une langue qui n’est pas la sienne quel pourra être le résultat de son travail. Ajouter à cela que bien souvent il n’habite pas dans le pays en question. Cette question a déjà été évoquée dans un précédent billet.

Par ailleurs méfiez vous par qui vous faites relire en interne dans votre entreprise la traduction. En effet un français qui relirait de l’anglais n’a pas plus de crédit qu’un traducteur français qui aurait traduit en anglais.

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